Take shelter, film de Jeff Nichols
Take Shelter est une réussite en terme de scénario, et de stress exercé sur le spectateur (c’est “tous aux abris” aussi pour vous dans le fauteuil!). Efficacité garantie, donc. Dépeignant un Orphée “sourd-muet mental” enfermé dans une schizophrénie latente où la réalité côtoie sans cesse l’hallucination (et plus encore lorsque cette réalité vient conforter les craintes du protagoniste), contraint à entraîner sa famille dans sa folie (en ce sens, la fin du film donne, à mon avis, tout son sens à cette interprétation), Jeff Nichols a fait de Curtis un personnage errant brillamment entre Pas de printemps pour Marnie (mais de la Tempête pour Curtis!), Psychose ou encore Vertigo… et dresse, au-delà du personnage et de l’individu Curtis, un portrait de l’Amérique profonde (l’Ohio), fruste et paranoïaque, parfaitement juste et intéressant. Vu le 27 janv.2012. Note: ***
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